Les soins intensifs
De plus, l'intensiviste intervient en...
Enseignement et recherche
De nombreux intensivistes participent à la formation des futurs médecins et s’engagent dans la recherche clinique afin d’améliorer les protocoles et les pratiques en soins intensifs.
L’intensiviste incarne ainsi un acteur indispensable des soins critiques, alliant expertise technique, prise de décision rapide et approche humaine pour offrir les meilleurs soins aux patients les plus vulnérables.
Surveillance et stabilisation
L’intensiviste assure une surveillance continue des paramètres vitaux (respiratoires, cardiovasculaires, neurologiques, rénaux) et intervient immédiatement en cas de dégradation. Il veille également à soulager la douleur et à assurer un confort optimal grâce à des protocoles de sédation et d’analgésie adaptés.
Gestion des systèmes de support vital
Il utilise des équipements médicaux avancés pour soutenir les fonctions vitales :
- Respirateurs artificiels pour l’assistance respiratoire
- Agents vasopresseurs pour stabiliser la pression artérielle et la circulation
- Dispositifs de dialyse pour suppléer les reins défaillants
- Outils de neuromonitorage pour surveiller l’activité cérébrale
- ECMO (oxygénation par membrane extracorporelle) en collaboration avec les chirurgiens cardio-thoraciques
Procédures et interventions au chevet
L’intensiviste réalise diverses interventions médicales avancées, telles que :
- Insertion de cathéters veineux centraux
- Drainage pleural ou abdominal
- Intubation endotrachéale et ventilation mécanique
- Bronchoscopie et échographie ciblée au chevet
Coordination de l'équipe médicale
En tant que chef d’équipe, il collabore étroitement avec d’autres spécialistes et une équipe multidisciplinaire (infirmières spécialisées, pharmaciens, inhalothérapeutes, physiothérapeutes, etc.) pour assurer une prise en charge globale et optimisée.
Communication avec les patients et les familles
Il joue un rôle clé dans l’accompagnement des proches en expliquant les diagnostics, les traitements et les pronostics. Il apporte un soutien émotionnel tout en répondant aux questions des familles.
Dr. Jean-Gilles Guimond
Dr. Jean-Gilles Guimond est sans contredit le pionnier de la médecine de soins intensifs au Québec.
Visionnez sa conférence « La naissance, le développement et l’horizon des soins intensifs au Québec » présentée lors de l’assemblée de fondation de l’AIQ, le 3 mai 2025.
Historique de la spécialité au Québec
La médecine de soins intensifs au Québec s’est développée au fil des grandes avancées technologiques et des crises sanitaires qui ont marqué le XXe siècle. Des premières ventilations manuelles lors des épidémies de poliomyélite jusqu’à l’émergence de la ventilation mécanique moderne, l’évolution des soins critiques a été intimement liée aux progrès scientifiques et à la structuration des systèmes de santé.
Devenir intensivistes
Intensiviste adulte
Après avoir obtenu un diplôme de docteur en médecine (M.D.), le candidat doit compléter une formation en médecine spécialisée (ex. : médecine interne, anesthésie-réanimation, pneumologie, médecine d'urgence, neurologie ou autre) et poursuivre ensuite une formation spécialisée en médecine de soins intensifs adultes de deux ans. Une formation postdoctorale (fellowship) peut être faite (1-2 ans) selon les exigences, pour un retour en milieu universitaire.
Intensiviste pédiatre
Après avoir obtenu un diplôme de docteur en médecine (M.D.), le candidat doit habituellement compléter un certificat du CRMCC en pédiatrie OU en médecine spécialisée (anesthésiologie, la chirurgie cardiaque, la médecine d'urgence ou la chirurgie générale), puis compléter deux ans de formation spécialisée en médecine de soins intensifs pédiatriques. Une formation postdoctorale en soins intensifs pédiatriques (fellowship) est exigée (1-2 ans), la pratique en soins intensifs pédiatriques étant exclusive aux milieux universitaires des quatre centres hospitaliers universitaires pédiatriques du Québec.
Plusieurs surspécialités
Plusieurs surspécialités de la médecine de soins intensifs sont très actives au Québec. En voici un survol